
1. Wegmann 
2. Edgar
3. Adulationize 
4. Antistress, mia dolce Bess
5. La redenzione del giovane Mai Pei
6. Lesson I learned by Raymond
7. The day Grandma died
8. Life and death of a small turtle
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Action Dead Mouse est
le titre de la performance dans laquelle Joseph Beuys met en
scène, à sa façon, la mort et la renaissance de
l’art. Mais le produit de la résurrection est
inévitablement différent de ce qu’il y avait avant.
Et surtout, il a devant lui un énorme point
d’interrogation. Action Dead Mouse
est un projet qui naît des cendres d’autre projets et de
rencontres inattendues, d’idées recueillies dans le cours
des années et d’illuminations sonores reçues
à l’improviste, d’instruments abandonnés et
ensuite repris, pleins de poussière. Il naît dans la
même partie du cerveau qui entre en fonction au moment ou la
mariée choisit d’abandonner son propre mariage, alors que
tous les invités sont déjà assis et que les
parents ont déjà commencé à sortir mouchoir
et portefeuille. Dans un certain sens, la fuite dans le monde des
rêves à la recherche de nouvelles illusions, avec un
réel risque de non retour, est le point crucial du concept, qui
a engendré la fondation du groupe à Bologne en Italie en
janvier 2005. Au départ un trio, après avoir
étourdi de nombreux violoncellistes à la sortie du
conservatoire,ils tournent leur curiosité vers la
sonorité de la viole,le moins connu et le plus
sous-estimé des instruments à cordes mais de loin le plus
versatile et tout simplement le plus beau.
C’est ainsi que le groupe devient à trois quarts italien
et un quart espagnol. Au bout d’un an de cris hystériques
et d’auto-réclusion dans les sous-terrains d’un
immeuble à la périphérie de Bologne, long comme un
train et haut comme treize, ils enregistrent en 3 jours et en prise
directe le LP « Pets and Nerds attack Planet Earth
», 8 morceaux semi-instrumentaux à cheval entre indie et
post rock, mélange bâtard fait de blues, punk, musique
classique ainsi que d’atmosphères sonores tumultueuses.
Le résultat donne du fil à retordre aux habitués des calvacades de Room 204, Bob Tilton, Shellac ou Red Neck Manifesto. On pense également parfois à un Don Cabellero
qui aurait fait un peu de régime pour arriver à son poids
idéal. Enlevé et cérébral, le balai de
boucles de guitare inventive et les rythmes chaloupés, mais
tranchants étonnent par leur singularité et leur
classe. L'obstination des enchevêtrements et des coupures
salvatrices de "Wegmann", la décontraction presque dub-rock de
"Edgar", la subtilité des mélodies imbriquées de
"Adulationize" ou encore la rage contenue de "The day Grandma died"
font de cet album un manifeste inspiré de ce que le rock
instrumental a de mieux à apporter!

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