
1. Tom Cruise told me Dan Savio is not dead
2. Concerto for One Hand Clapping
3. Doormats and Coasters
4. 2nd World Warhol
5. Room 121
6. Dancing Paper Solo
7. 25 Hours in a Day
8. Another Sad Messiah Pt.1
9. Incredibilecrazyranetotale
10. Consequences Glasses :3$ a pair!
11. Timbaland Vattkoppor (Fuck Oranges, Choose Apples!)
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Les ritals d'ACTION DEAD MOUSE sont enfin de retour sur vos platines avec un nouvel opus fleuve: « Revenge of Doormats and Coasters ». Après un premier album (« Pets and Nerds Attack Planet Earth » -
Greed Recordings – 2007) remarqué aussi bien en France
qu'à l'étranger dans les cercles tordus des amateurs
de rock indé instrumental flirtant avec tout ce que est «
post » ou « math », le quartet italien remet
çà avec un son et des arrangements raffinés et des compositions encore plus précises, entre la finesse de Do Make Say Think et les prouesses samplées de Don Caballero ou plus prêts de nous Battles.
Cette fois-ci, le groupe a mis les petits plats dans les grands et, outre un changement de personnel au violon en intégrant Michi des fameux My Awesome Mixtape, a réussi à appliquer une fiche couche de verni sur des morceaux qui rebondissent avec allégresse comme une pieuvre sous perfusion de vitamine C.
Dès le premier titre de l'album « Tom Cruise told me Dan Savio is not dead », les riffs tranchants – proches d'un Shellac – se font vite rattraper par des trompettes volatiles et majestueuses, tout ceci dans une grand harmonie
générale, démontrant ainsi d'emblée le
potentiel du groupe sur ce nouvel effort, qui ne cessera de se confirmer
titre après titre, étape après étape;
chaque morceau en contenant à lui seul plusieurs. Parler d'une
oeuvre « à
tiroirs » est donc particulièrement adapté ici,
comme une boîte de Pandore grande ouverte, un Graal insaisissable mais accessible, une madeleine de Proust insoupçonnée.
On se laissera séduire par les entrechats subtils entre violon et guitare de « Concerto for One Hand Clapping »; on admirera la guitare samplée à la Sleeping People en direct de « 2nd World Warhol »; on se fera bercer par un « Room 121 » d'un calme Olympien qui rappellera les moments les plus apaisés de Mogwaï; on appréciera le côté grandiose de l'humeur changeante (tranché>planant>dansant) de « Dancing Paper Solo ».
Les boucles de guitare savante se frottent aux rythmes
concassés d'une batterie qui sait osciller entre le calme
et la tempête et au groove subtil d'une basse qui se faufile dans
les recoins, tantôt pesante, tantôt aérienne. Dans chaque morceau, une cassure, l'entrée du violon, le souffle salvateur d'une trompette ou l'incursion rageuse d'une voix malmenée viennent surprendre un auditeur qui terminera l'écoute de ce nouveau disque rassasié, comme après l'amour.

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