
- Bible Belt -

- Silly Boys are Untrue -

- Good for Nothing -

- Behaviour Lessons -

- Take Me out of Town -

- Lifeline -

- High-heels on the beach -

- Words in the Doorway -

- She Said my Girl was
Here -

- Overcome -

- Revenge on Males -

- Frozen water -

|
Les Cornflakes Heroes
sont à l'image de leur sobriquet, facétieux et joueurs, oniriques et
les pieds sur terre. Dignes héritiers des Shins (pour l’intraitable
sens de l’humour sarcastique), de Pavement à l’époque de « Wowee-Zowee
» (pour l’écriture indie-rock excentrique ambiance
« lo-fi mais pas trop ») et de Sebadoh circa « Harmacy
» (pour le côté angulaire des compositions, mais
avec ce côté nostalgique que nous affectionnons
tant…), Cornflakes Heroes
sont tout ce que vous avez toujours rêvé qu’un groupe d’indie-rock soit
! Egalement capable d’appuyer sur les freins, lorsque la tension
devient palpable, nos nouveaux super héros ont enregistré un premier
album aussi intense qu’ultra-cool : « Off with your heads ! ».
Interpellant les auditeurs en leur intimant l’ordre d’arrêtez ce qu’ils
sont en train de faire et de se laisser aller, le titre de l’album
résume à lui seul l’atmosphère…
De " Bible belt "
qui ouvre l'album, on retiendra une furieuse envie de dégommer les
ceintures de chasteté et de taper nonchalamment du pied en battant la
mesure de ses hymnes indie à la croisée de Sleater Kinney et d'un
Pavement ayant repris leur forme initiale, dans une délectation juste
un peu déviante (" Silly boys are untrue
"). C'est finalement une fluidité évidente qui se dégagera de ses
compositions qui coulent de source sur des rythmes chaloupés, à deux
têtes parfois (" Good for nothing
"), riffs débordant de précision et de charme dans les notes de guitare
qui se chevauchent et se rejoignent habilement, dans une joie
communicative appuyée par un Moog spatial du meilleur effet. "
Behaviour lessons " évoquera immanquablement les souvenirs de lycée,
lorsque l'album bleu des Weezers, ne quittait pas votre walkman
cassette qui tenait avec deux bouts de scotchs.
Dans la foulée, c’est " Lifeline
", avec sa ligne de basse sautillante à la Erase Errata et sa guitare
crunchy dégoulinante d'envie. On sent que les Beach Boys ont tourné sur
les platines de nos héros en savourant les chœurs joueurs de " High heels on the beach ", prélude d'un " Words in the doorway
", rock épuré et clair, avec ses arrangements ambiance
lapsteel. On s'égare au fond fin du Nebraska avec " Overcome " et son blues amer avant de fondre sur l'anti-misogyne " Revenge on males ".

|