Greed Recordings : Delphine Dora and the Unexpected
Delphine Dora and the Unexpected
 
We're all of this (GR cdr 08) - CDr - 2007



1. Twins
2. For other place
3. Free people
4. At the edge of something
5. Something about the world
6. Ces pieds et ces mains
7. Balalaïka song
8. Psy ballet
9. Don’t say a word
10. Big mess
11. Lovely place
12. But love
13. Russian requiem
14. Haunts the place
15. Breath
16. Waltz
17. Puzzle inside
18. These unexpected things
19. Sexy people
20. The absence
21. Blurred
22. It may arrive
    Delphine Dora est une personnalité atypique. Après avoir accompagné Dana Hilliot à deux reprises (« I was a rabbit and i won » (Another Record – 2004) et « Misfit » (Greed Recordings – 2006)), elle a sorti un premier album de vignettes intemporelles, seule au piano et aux voix (« Blablabla » (Abaton Book Company – 2006)).
   Diva de l’improvisation au piano, aux manettes d’un langage imaginaire et onirique, elle s’entoure cette fois de Valérie Leclercq (aka Half Asleep / We are Unique Records) et Jullian Angel (Another Record) pour donner vie à un monde empreint de liberté et peuplé d’influences à la fois baroques, mystiques et primales.
   En autarcie et en huit-clos total durant trois jours complets d’improvisation, ils ont décliné un patchwork d’ambiances hétérogènes et pourtant complémentaires qui rappeleront aux plus perspicaces Max Richter, Charalambides ou encore Animal Collective. Composés et interprétés dans une urgence jouissive, les 22 titres de « We’re all of this » sont comme une ode à la spontanéité.
   Autour du piano et des jeux de voix féminines et masculines, tantôt susurrées, scandées, criées, parlées et chantées, se bousculent instruments traditionnels, boîte à musique, glockenspiel, percussions maison et guitares arides.
   Hymnes à la fragilité (« For other place », « Lovely place »), slam intropsectif à la saveur délicieusement désuette (« Free people », « Puzzle inside »), cabaret post-moderne (« Something about the world »), ambiances tribales débridées (« Balalaïka song », « Big mess »), minimalisme propice aux confidences (« But love »), atmosphères vaporeuses et mystérieuses, presque menaçantes (« Russian requiem », « Haunts the place »)…
   Voyage improbable dans un no man’s land de l’intérieur, entre résilience et cupidité, entre excès et ascétisme, ces 22 tranches de vie crées sur le vif emportent par leur sobriété malmenée et impressionnent par la qualité et la fraîcheur de leurs arrangements, intemporels et singuliers.
   « What I have to do is to be free… »